Editorial du Président

Octobre 2012


Chers Amopaliens, chers amis de la francophonie,


La Grèce, berceau de la civilisation européenne, ne peut s’abstenir des moyens de communication modernes et des réseaux sociaux qui renforcent les liens entre tous ceux qui partagent le rêve qui n’est autre que le combat constant pour que notre monde ne soit ni unilingue ni monoculturel, pour que face à tant d’injustices sociales le mot « partage » ne reste pas un mot désuet.


Nous, Amopaliens de ce pays vieux comme notre continent, bercé de tant de mythes et de tragédies, avons voulu, à travers la création de ce site, contribuer avec les autres sections étrangères et métropolitaines et toujours en harmonie avec le siège national, à ce que le rêve de la défense de la langue française dont les racines se trouvent dans la nuit des temps chez Homère et Cicéron se concrétise, se réalise, devienne une action de lutte permanente. L’homme se distingue par l’ensemble de ses actes. Aussi, avons-nous fixé comme objectif à tous les Hellènes de faire, comme les Argonautes, ce voyage.


Si l’on n’y arrive pas, on aura tout du moins vécu ce beau voyage, et si ce rêve ne se réalise pas selon nos voeux, et bien, nous raconterons à nos descendants, à toutes ces générations qui voudront – j’en suis sûr – prendre le relais, ce beau rêve. Au moins, ne resterons-nous pas inertes face à cette manie de tout rentabiliser, de tout oublier, de tout rayer de la charte humaniste distinguant le monde qui, malgré les vicissitudes, les guerres civiles, les guerres de religion, les guerres de conquête, continue à apprendre les chants des trouvères, à partager ce que la nature nous offre comme bien commun.


Nous résistons au pur profit, nous avançons sans nostalgie, sans passéisme, mais avec beaucoup de respect de notre héritage, et nous faisons appel à tous les Amopaliens, à tous ceux qui partagent nos idées, à nous rejoindre avec leurs textes, leurs contributions, afin que ce site s’enrichisse et devienne une référence de haut niveau pour le monde francophone.


Votre distinction n’est que le début, pour que l’Homme demeure avant tout celui qui partage son savoir, ses biens avec l’homme indépendamment de son origine, car comme Socrate « Je ne suis ni Athénien, ni Hellène, mais citoyen du monde ». 


Nicolas CHRISTODOULOU
Dr ès Lettres
Commandeur des Palmes Académiques
Président de la section hellénique de l’AMOPA

Signature Dr. Nicolas Christodoulou